Hyères: - une ville SOLIDAIRE qui combat les injustices sociales - une ville ECOLOGIQUE qui protège notre environnement - une ville DEMOCRATIQUE qui associe les citoyens à sa gestion - une ville DYNAMIQUE qui bouge et qui avance - une ville ESSENTIELLE qui compte dans l'agglomération TPM. C'est cette ville que nous voulons. C'est dans cet esprit que s'inscrit ce Blog, un des liens entre citoyen Hyérois et homme politique.
Emplois, retraites, sécurité sociale sont des sujets essentiels pour la Gauche.
Pour expliquer le chômage, les problèmes de financement des retraites, de la sécurité sociale et plus largement des interventions de l’état (éducation, santé, police) qui pèsent lourdement sur la qualité de vie des Français, il faut se pencher sur les causes profondes de cette situation qui n’est pas fortuite.
Dans les années 80 et 90, il était de bon ton dans les facultés d’économie de droite comme de gauche de vanter le libre-échange (circulation mondiale et non taxée des marchandises)
pour sa capacité à créer des richesses pour tous les pays – développés ou non - s’ouvrant au commerce mondial. Cette théorie reposait sur le principe gagnant/gagnant : les pays en
développement produiraient des marchandises à faible technicité tandis que les pays riches orienteraient leur production sur des biens hautement technologiques. Ainsi, les pays
« riches » feraient des économies en achetant les produits des pays « pauvres » moins chers que s’ils avaient dû les fabriquer et les pays en développement, avec cette source
de revenu, deviendraient solvables et pourraient consommer les marchandises high-tech des pays développés qui connaîtraient toujours plus de croissance.
Cette théorie économique a séduit la gauche sociale-libérale qui a vu dans ces créations de richesses une possibilité de redistribution sociale. Depuis 1983, cette gauche a participé activement à la construction de l’Europe telle que nous la connaissons, une Europe très élargie, ouverte à l’économie globalisée et à la finance mondiale.
Mais aujourd’hui où est passée la croissance, où sont les avantages sociaux promis par ce modèle européen ? Chacun peut s’en rendre compte, cette théorie n’a pas eu les effets escomptés car l’hypothèse de départ – l’avance technologique des pays développés sur les pays en développement – n’est plus valable : depuis 10 ans, l’Inde, la Chine, la Corée du Sud, etc. ont comblé partiellement leur retard technologique.
Changer de modèle économique et sortir du cadre libre-échangiste est, aujourd’hui, une nécessité si l’on veut pérenniser les avancées sociales qui bénéficient au plus grand nombre d’entre-nous : salaires/retraites convenables, assurance maladie/chômage pour tous, hôpital/école/police/justice/armée de haute qualité au service des citoyens. Il ne s’agit pas de protéger cette qualité de vie, y compris environnementale, contre le reste du monde mais de la diffuser au-delà de l’Europe. Cela implique d’envisager des taxes douanières – protectionnisme raisonné et ciblé social et environnement - aux frontières de l’Europe pour contraindre les pays en développement à produire plus propre et plus social. Evidemment, parallèlement, il faut contrôler et repenser la finance (cf. article sur la crise financière).
Cela est possible car les ¾ des échanges commerciaux de l’Europe sont internes à l’Europe quand cette proportion est au mieux de 50% pour les autres continents. Cela aurait comme conséquences de :
C’est peut-être en créant ce cadre économique plus juste qu’une croissance vraiment libre et non faussée -plus
partagée, plus équilibrée, plus sociale et plus durable- reviendra. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas envisager des rationalisations de dépenses publiques ça et là, qu’il n’est plus
question d’avoir des initiatives locales, bien au contraire : les attitudes volontaristes sont mieux ressenties et se développent davantage dans un contexte de concurrence
honnête.
Mais si rien ne bouge et que nous continuons sur cette voie : …
-les grands patrons des pays en développement produiront encore des biens sans respecter un minimum de normes sociales et environnementales et maximiseront leur profit ;
-les grands patrons des pays développés, grâce au chômage de masse, imposeront des salaires réels (pouvoir d’achat) d’autant plus bas que l’Etat se désengage des dépenses sociales.
« Grâce » à une gauche, engluée dans l’erreur persistante libre-échangiste, déboussolée, divisée, les patrons, eux, sont en passe de réussir leur Internationale !